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Formation - Master Sciences de l’Univers, Environnement, Ecologie

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INFOS PRATIQUES

Vous trouverez ici diverses informations pratiques sur la vie du Master

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Contact

 

Campus Pierre et Marie Curie

Tour 46/00 1er étage

boîte courrier 210

4, Place Jussieu

75005 Paris

Parcours SPE

 

Sciences et Politiques de l'Environnement

 

 

 

 

 

 

RESPONSABLES UPMC

RESPONSABLES Sorbonne Université

Luc Abbadie

Laboratoire BIOEMCO, ENS
46 rue de l’Ulm, 75005 PARIS
Luc.abbadie@upmc.fr

Jean-Christophe Raut M1

jean-christophe.raut

@latmos.ipsl.fr

François Ravetta M2

francois.ravetta@upmc.fr

Laboratoire Latmos Tour 45/46, 3ème étage
4 place Jussieu, 75252 PARIS Cedex 05

RESPONSABLE SCIENCES-PO

Dania Del Ben

Tél. : 01 45 49 64 51

daniadelben@sciencespo.fr

CONTACT PEDAGOGIQUE Sorbonne Université

Aurélie Arnould-Laurent

Sorbonne Université, Pierre et Marie Curie, Tour 46/00, étage 1, porte 107C

Boite courrier 210
4 place Jussieu, 75252 PARIS Cedex 05
Master.sduee.spe@listes.upmc.fr

 

Présentation

De tous temps, l'homme a agi sur son environnement proche en cherchant à le modifier à son avantage. Pendant longtemps les conséquences des activités économiques sur l'environnement physique, chimique ou biologique sont restées limitées dans le temps et l'espace. Les deux derniers siècles, et plus encore les cinquante dernières années, ont bouleversé la donne. Le développement rapide des sciences et des techniques, l'utilisation intensive des ressources naturelles, énergétiques et agricoles, la rationalisation des modes de production et de transport, et l'explosion démographique ont fait de l'homme un acteur de changements à l'échelle planétaire, et pour un temps qui dépasse la durée de vie d'un individu voire d'un Etat. Se pose donc aujourd'hui la question des limites de la planète, d'une gestion à long terme de ses ressources dans le cadre d'un développement économique durable.
Pour appréhender la question du développement durable, il est nécessaire de comprendre le fonctionnement naturel de l’environnement terrestre (système terre-océan-atmosphère-biosphère). Dès lors qu'il s'agit d'apporter des réponses, cette démarche est toutefois insuffisante compte tenu des enjeux économiques, sociaux et politiques. Il est donc important que les futurs cadres, qui prendront des décisions dans le domaine de l'environnement, possèdent une double culture, en sciences de la nature et en sciences humaines et sociales. Ils saisiront ainsi la complexité des enjeux et pourront dialoguer avec tous les acteurs du débat (communautés scientifiques, institutions étatiques ou internationales, entreprises, médias, partis politiques, associations). Tout en développant leur sens critique, cette formation leur apprendra également à se tenir informés de l'évolution des connaissances scientifiques dans le domaine des sciences de l'environnement et du développement durable. Cet apprentissage est d'autant plus utile que le temps qui sépare aujourd'hui une découverte fondamentale de son application s'est considérablement raccourci, et que l'accroissement des connaissances n'a pas toujours pour corollaire la réduction des incertitudes.

Public concerné

Commune au département de master « Sciences de l’univers, environnement, écologie » de Sorbonne Université et au master « Affaires internationales » de Sciences Po, ce parcours s'adresse non seulement aux étudiants issus du double cursus de licence « Sciences et sciences sociales », mais aussi à tout étudiant ayant validé ses trois premières années ou admis sur titre à Science Po. Plus généralement, il s’adresse aux étudiants titulaires d'une licence scientifique ou d'un titre équivalent, comme les élèves-ingénieurs des grandes écoles scientifiques. Comme les autres parcours, il s’adresse également à un public étranger. L’effectif attendu est d’environ cinquante étudiants. Ces derniers sont sélectionnés sur dossier puis recrutés par une commission mixte composée de représentants de Sciences Po, de Sorbonne Université et de professionnels des métiers de l'environnement. A l'issue des deux années de formation, ils ont alors vocation à travailler dans le domaine de la gestion de l'environnement et des risques, ou du développement durable, au sein de grands groupes industriels, de cabinets d'études, de collectivités territoriales ou d’institutions internationales.

Organisation générale

L’hétérogénéité prévisible des étudiants inscrits est source de richesses mais aussi de difficultés pédagogiques. En début de premier semestre des cours de mise à niveau sont donc organisés pour combler les lacunes en sciences ou en sciences humaines et sociales des différents types d’étudiants. Le parcours offrira des possibilités de mise à niveau dans les différents domaines : méthode quantitative, gestion et analyse microéconomique, analyse macroéconomique, architecture du droit et introduction au droit international, sociologie politique. Par ailleurs, des équipes mixtes d’enseignants (Sorbonne Université et Sciences Po) auront la responsabilité de plusieurs enseignements, ce qui assurera leur bonne adéquation aux attentes des différents publics. Enfin, certains enseignements porteront sur des questions transversales et seront organisés en groupes de travail d’étudiants aux compétences complémentaires. Chacun découvrira ainsi la richesse de l’autre et s’exercera à la prise de décision fondée sur l’analyse puis la synthèse de la multiplicité des approches et des enjeux.
La première année de master vise à porter le diagnostic le plus juste possible sur l'état de la planète, à dégager et à quantifier les paramètres dominants et les tendances lourdes qui pilotent son évolution. Il devient ainsi possible de hiérarchiser les processus à l’oeuvre, d’estimer l’incertitude de nos connaissances et d’appréhender les limites des modèles utilisés pour décrire notre planète. De la même façon, on étudie le fonctionnement du système économique international, dans son environnement politique, juridique et social. On dégage ainsi des notions transversales (flux et stock de matière, d'énergie ou de monnaie, constantes de temps) qui permettent de faire le lien entre l’environnement naturel et le développement économique et humain. On étudie alors les actions menées, actuellement ou par le passé, afin de répondre à des défis globaux (amincissement de la couche d’ozone stratosphérique, changement climatique d’origine anthropique, perte de biodiversité).
Commençant par un stage d’un semestre en situation, la deuxième année de master est consacrée à l’approfondissement et tournée vers la prospective. Il s’agit d’appliquer et d’approfondir les connaissances acquises en première année de master, d’apprendre à répondre à la question de la gestion optimale de la planète, d’une entreprise ou d’une institution, avec le souci d’assurer un développement durable. On insiste sur les couplages entre processus physiques et économiques, sur les non-linéarités du système, et sur la variabilité des échelles de temps et d’espace à considérer. Il devient ainsi possible de définir les outils à mettre en place pour conduire une politique de compromis, d’adaptation ou de correction en vue de modifier utilement la trajectoire de développement du système étudié.

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